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Entretien du 15/01/09 avec le Pr. François Locher, Directeur de cabinet du Président de l'Universite Claude Bernard Lyon I - A propos des possibilités de voir une antenne d'un pôle universitaire, Lyonnais ou Grenoblois, se créer sur Bourgoin Jallieu, typiquement sur un site comme celui de l'actuel hôpital Pierre-Oudot : Les probabilités sont quasi-nulles. La tendance, dans le milieu universitaire comme dans beaucoup d'autres, est à la concentration des moyens et des énergies. Elle est renforcée par le Plan Campus, initié par le gouvernement, ainsi que par la Loi sur les Libertés et Responsabilités des Universités, qui prend effet dès janvier 2009 pour 20 d'entre-elles. Ainsi les établissements d'enseignement supérieur lyonnais se sont regroupés sous une seule identité commune, juridiquement définie en établissement public de coopération scientifique : l'Université de Lyon. Certes, il y a quelques années, les pôles universitaires historiques, ont délocalisé des antennes dans d'autres villes moyennes de leurs académies, à l'exemple de Bourg-en-Bresse ou de Roanne, pour les Universités Lyonnaises. Mais, ces transferts, souvent coûteux à créer et à gérer, étaient plus fréquemment le fait de volontés politiques, que la réponse à une problématique de "proximité" de la cartographie universitaire. |
On cherche à bâtir aujourd'hui une "Europe de la connaissance" et chaque pôle d'enseignement supérieur cherche à développer les coopérations transverses entre les différents champs disciplinaires ; en clair, réunir géographiquement le plus de compétences possibles dans le plus de disciplines possibles et favoriser les échanges entre-elles. Bourgoin Jallieu possède la malchance de se situer entre deux gros pôles d'enseignement supérieur (Lyon et Grenoble) qui ont justement été distingués par le Plan Campus du gouvernement. En effet, le Plan Campus a identifié 10 pôles universitaires en France, qui sont voulus comme autant de pôles de compétitivité, et pour le développement desquels, l'Etat a promis une enveloppe de 5 milliards d'Euros. Grenoble et Lyon sont deux de ces dix pôles élus. Le but recherché est une concentration des énergies et du savoir, dans le but d'obtenir un rayonnement supra-national, à minima Européen, ainsi que des moyens et des synergies accrus pour la recherche. Cette volonté de favoriser l'essort de campus à dimension internationale, se traduit par la création de "Pôles de Recherche et d'Enseignement Supérieur", ou PRES. Pour donner une idée du poids de ces PRES, l'exemple de celui de Lyon : L'ambition qui anime les grands pôles universitaires de notre région, et les moyens qu'elle réclame, ne sont plus compatibles avec des délocalisations ou des fragmentations géographiques.
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